Que faire si votre proche refuse d’aller en EPHAD ?

[06 novembre 2019 - 11h02] [mis à jour le 06 novembre 2019 à 11h03]

Survenue d’une maladie ou d’une chute entraînant une perte d’autonomie, perte du conjoint… La question de l’entrée d’un parent en maison de retraite survient le plus souvent en temps de crise. Votre père ou votre mère s’y refuse ? Pas question de le ou la forcer bien sûr mais des solutions alternatives peuvent être envisagées.

S’installer en maison de retraite de son plein gré ? Cette question du « consentement » a représenté l’un des enjeux de la loi du 28 décembre 2015, relative à l’adaptation de la société au vieillissement : « La protection des personnes résidentes tient aussi (…) à l’attention portée au consentement, dont l’expression est parfois délicate à recueillir, ainsi qu’à la qualité des contrats de séjour », précise ce texte. « La loi renforce la procédure d’acceptation du séjour au moment de la conclusion du contrat, en permettant de mieux s’assurer du consentement de la personne accueillie. »

Assistant social

Si la perspective d’EPHAD est repoussée par votre proche en perte d’autonomie, le soutien d’un assistant social peut être précieux. Ne serait-ce que pour déposer des demandes d’aides. Mais aussi pour évoquer toutes les possibilités d’hébergement possibles : l’EPHAD donc mais aussi le maintien à domicile avec mise en place d’une multitude de dispositifs de soin et autres équipements (téléassistance, portage des repas, domotique…), voire des solutions que l’on peut qualifier « d’intermédiaires ».

Il existe tout d’abord des hébergements temporaires. Ils permettent aux personnes âgées qui vivent à domicile de trouver des solutions d’hébergement pour une courte durée : dans un établissement pour personnes âgées ou chez des accueillants familiaux.

Une résidence services ?

Enfin, les résidences dites ‘services’ peuvent aussi représenter une option, à la grande différence près que la personne en question quitte son domicile. Elles sont gérées par des structures privées commerciales ou associatives. Les aînés qui y vivent peuvent être propriétaires ou locataires. S’ils le désirent, ils peuvent bénéficier de divers services comme le portage de repas, la prise de repas en commun avec d’autres résidents et autre participation à des activités en groupes. Ce type de résidence ne doit pas être confondu avec les résidences autonomie, qui elles, sont des établissements médico-sociaux.

Enfin, pour tout savoir sur le sujet, rendez-vous sur le portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches ici.

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