Quelle contraception après le premier enfant ?

27 septembre 2007

La contraception intra-utérine est la deuxième méthode contraceptive utilisée dans notre pays après la pilule. Plus d’un million de Françaises, dont une majorité de jeunes mamans, ont déjà opté pour un « Système Intra-Utérin » hormonal (SIU), alors que ce dernier est à la disposition des femmes depuis moins de 10 ans.

Dans les années 70, l’avènement des dispositifs intra-utérins en cuivre a été vécu comme une évolution importante de la contraception, même si les DIU sont à l’origine de règles plus abondantes. Le « Système Intra-Utérin » hormonal a lui constitué une véritable révolution. Et aujourd’hui en terme d’efficacité contraceptive, de nombreuses études cliniques concluent à la supériorité du SIU sur les classiques DIU au cuivre. « Ce qui explique pourquoi en France comme dans la plupart des pays européens, il se pose désormais tous les jours davantage de SIU que de DIU en cuivres », souligne le Dr Brigitte Letombe, gynécologue à l’hôpital Jeanne de Flandres de Lille.

« Aujourd’hui dans la pratique quotidienne » poursuit-elle « les DIU en cuivre conservent une place dans certains cas particuliers. Notamment pour les femmes qui veulent une contraception de longue durée d’action mais n’acceptent pas l’éventuelle absence de règles, ou celles ayant des antécédents d’acné sévère, de cancer du sein ou de thrombophlébite… ».

Tout aussi efficace que les pilules et avec les mêmes avantages (règles diminuées en durée et en intensité, règles moins douloureuses) mais sans la prise quotidienne, le SIU délivre une hormone en continu et à très faible dose, pendant 5 ans ! Cette méthode est particulièrement appréciée des femmes qui viennent d’avoir un enfant, les jeunes mamans. Une équipe française a suivi 211 jeunes femmes de 25 à 35 ans, précédemment sous pilule, et qui ont bénéficié de Mirena en relais de leur pilule. Cette étude a confirmé le fort degré de satisfaction des femmes, après 1 an d’utilisation. Ce qui se traduit également à 1 an par une proportion très élevée de femmes (85%), qui choisissent de poursuivre leur contraception avec cette méthode.

  • Source : Abstract gynécologie, 2006 – N° 308 – European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology, 2006 Vol 35 pp. 778-784

Aller à la barre d’outils