Les réfugiés congolais en Ouganda face à une flambée de choléra

[02 mars 2018 - 11h28] [mis à jour le 02 mars 2018 à 11h29]

Une flambée de choléra touche actuellement des réfugiés congolais. Fuyant les violences qui sévissent dans leur pays, ils se sont rassemblés dans l’Ouganda voisine dans des camps insalubres. Les conditions sanitaires désastreuses favorisent la propagation de la maladie. MSF appelle à une campagne de vaccination en urgence.

« Plus de 42 000 Congolais ayant fui les violences en Ituri (RDC) ont traversé le lac Albert pour rejoindre l’Ouganda depuis le début de l’année », indique l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières (MSF). « La plupart des réfugiés sont arrivés dans le district de Hoima, dans des conditions sanitaires désastreuses. » Cette situation est à l’origine d’une flambée de choléra confirmée par les autorités sanitaires ougandaises le 23 février. Pour le moment, plus de 1 000 cas sévères nécessitant une hospitalisation, dont au moins 30 décès ont été signalés.

Accès à l’eau potable et vaccination

« La situation est extrêmement alarmante », décrit MSF. L’ONG tient plusieurs centres spécialisés dans le traitement du choléra et s’apprête à installer « une station d’épuration des eaux sur le site du débarcadère de Sebagoro pour améliorer l’accès des réfugiés et des communautés hôtes à l’eau potable », explique Ahmad Mahat, coordinateur MSF en Ouganda

Autre intervention nécessaire pour endiguer l’épidémie : « il est extrêmement urgent de mener une campagne de vaccination contre le choléra dans les prochains jours », recommande MSF. « Après discussions avec plusieurs acteurs de la santé mondiale, un stock de vaccins a été mis à disposition pour cette campagne d’urgence. MSF se tient prêt à intervenir et soutenir le ministère de la santé ougandais dès que leur feu vert est donné. »

« A l’origine de cet afflux massif de réfugiés, les violences entre les communautés qui ont éclaté dans la province de l’Ituri, en décembre 2017 dans le nord-est de la RDC et qui se sont intensifiées en février », explique l’ONG. « La situation reste imprévisible et un regain de violence pourrait provoquer un nouvel afflux de population en Ouganda. »

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