Pourquoi ressent-on le besoin de connaître ses origines ?

[28 juin 2017 - 16h43] [mis à jour le 28 juin 2017 à 16h44]

Même sans avoir été adoptés, beaucoup cherchent à mieux connaître leur histoire familiale. En témoigne notamment l’essor de la généalogie, autrefois réservée à une poignée de passionnés. Comment expliquer ce retour aux sources ?

D’après une enquête Ipsos datant de 2010, plus de 6 Français sur 10 s’intéressent à la généalogie et ont déjà entrepris des recherches sur leur famille ou leur nom. Et assez étonnamment, ce loisir n’est pas seulement réservé aux retraités : 65% des moins de 35 ans ont déjà fait des recherches. Bien sûr, l’accès gratuit et désormais en ligne à un grand nombre d’archives départementales favorise cet engouement, mais il ne suffit pas à l’expliquer.

Toujours d’après le même sondage, la majorité des personnes interrogées se sont lancées dans la recherche généalogique pour apprendre à mieux connaître leurs ancêtres et pour transmettre l’histoire familiale aux plus jeunes. Pourquoi cette quête ? Parce qu’à une époque anxiogène où les repères sont brouillés, où plus rien ne semble acquis, le besoin de s’ancrer dans son histoire familiale est plus vivace que jamais. Savoir d’où l’on vient aide à savoir où l’on en est et où l’on va. Quand on est en crise, apprendre l’existence de valeureux ancêtres peut aussi contribuer à revaloriser l’image de soi.

Connaître le passé pour comprendre le présent

Ce besoin de se pencher sur son passé est d’autant plus vivace quand on a depuis toujours eu l’impression de percevoir des non-dits. Chaque famille a ses secrets, plus ou moins douloureux, plus ou moins impactant sur les générations suivantes. Quand ils sont trop lourds à porter, ils peuvent se manifester sous la forme de troubles psychosomatiques ou encore d’échecs à répétition. C’est du moins le principe défendu par la psychogénéalogie (ou analyse transgénérationnelle). Véritable « enquête familiale », cette méthode psychanalytique peut être une aide précieuse. Mais attention, beaucoup de praticiens autoproclamés n’ont pas suivi de formation validée. Pour trouver un thérapeute, mieux vaut se fier à l’annuaire de la Fédération française de Psychothérapie et Psychanalyse.

Partager cet article