Risques professionnels : les troubles musculaires toujours en tête

[13 novembre 2015 - 15h13] [mis à jour le 13 novembre 2015 à 15h27]

En matière d’accidents du travail, l’année 2014 marque un tournant après deux années de baisse consécutives. Voilà ce qui ressort du « Rapport de gestion 2014 de l’Assurance Maladie – Risques Professionnels ». Ainsi apprend-on que, tous secteurs d’activité confondus, les accidents sont surtout le fait de travaux manuels et de chutes.  

Après une diminution en 2012 et 2013, la fréquence des accidents du travail est repartie à la hausse en 2014. Notons néanmoins qu’il reste à l’un des niveaux  les plus bas depuis 70 ans : 34 accidents du travail avec arrêt pour 1 000 salariés.

maladies

Les troubles musculo-squelettiques (syndrome du canal carpien, tendinite…) restent le premier type de maladie professionnelle reconnu en France en 2014 (87 %). Les secteurs principalement concernés par les TMS sont : l’industrie agro-alimentaire, l’industrie automobile et la métallurgie, le BTP, la grande distribution ainsi que l’aide et soins à la personne.

Explosion des cas de cancers de la vessie

En 2014, les cancers dus à l’amiante constituent la grande majorité des cancers d’origine professionnelle (81 %) mais ils sont en diminution de 3,7 % tandis que les autres types de cancers augmentent de 10,3 %. Il s’agit dans 45 % des cas de cancers de la vessie.

Cette forte proportion des cancers de la vessie est liée à un dispositif de repérage de ces cancers initié en 2008. En fait, l’identification d’un lien professionnel est d’autant plus difficile que cette maladie survient longtemps après l’exposition à un agent  cancérogène : 10, 20, voire 40 ans après, donc généralement après cessation de l’activité professionnelle. Ainsi, une action menée dans 6 régions a permis de multiplier par 5 à 10 le nombre de demandes de reconnaissance, dont 60 % ont ensuite abouti. Action qui a été généralisée à la France entière depuis 6 mois.

Enfin, les accidents de trajet connaissent une nette diminution de leur fréquence de -7 %. Cette évolution est principalement liée à la politique de la sécurité routière et aux conditions climatiques plus favorables.

Partager cet article