Sages-femmes : des pratiques étendues

[16 juin 2017 - 14h02] [mis à jour le 16 juin 2017 à 14h04]

La loi de santé de 2016 a étendu les pratiques autorisées aux sages-femmes. Notamment dans le domaine des interruptions volontaires de grossesse, de la prescription de médicaments et des vaccinations. Le point sur les différents changements.

Depuis le mois de juin 2016, les sages-femmes sont autorisées, dans les mêmes conditions que les médecins, à réaliser des interruptions volontaires de grossesse (IVG) médicamenteuses à leur cabinet. Autre évolution datée du mois d’août de la même année, les professionnelles de la maïeutique peuvent mettre à disposition des femmes les traitements nécessaires à la réalisation de l’IVG. Elles ont également la possibilité de prescrire certains anti-inflammatoires non stéroïdiens pour soulager les douleurs après l’accouchement et dans le cadre de l’IVG.

Le droit de vacciner élargi

Les sages-femmes sont aussi autorisées à prescrire les substituts nicotiniques pour aider les fumeurs vivant dans l’entourage de la femme enceinte ou de l’enfant à se sevrer. Mais aussi, bien entendu les femmes enceintes.

Du côté des vaccins, depuis le mois d’août 2016, les sages-femmes peuvent immuniser les femmes contre la varicelle après la grossesse ou à distance d’un projet de grossesse. Elles peuvent aussi vacciner les personnes proches d’un nourrisson ou de la femme enceinte (et jusqu’à huit semaines après l’accouchement) contre la rubéole, la rougeole, les oreillons, le tétanos, la diphtérie, la poliomyélite, la coqueluche, l’hépatite B, les infections invasives à méningocoque C et à Haemophilus influenzae de type B, et la grippe.

Partager cet article