Pour évaluer l’intérêt de la santé connectée dans la prévention des maladies cardiovasculaires, une équipe de médecins spécialisés en santé connectée lancent une étude observationnelle à l’échelle nationale. Ils recherchent 5 000 volontaires d’ici au 20 janvier.

Télémédecine, objets connectés, applications de télésuivi et d’e-coaching… La santé connectée propose des solutions potentiellement utiles pour la prise en charge médicale. Mais « aujourd’hui, l’intérêt de la plupart de ces outils numériques est douteux, car ils n’ont pas fait la preuve de leur efficacité », souligne le Dr Boris Hansel*. Voilà pourquoi, avec le Pr Ronan Roussel*, il prépare une étude sur la santé connectée et la prévention cardiovasculaire.

« L’objectif de cette étude est de savoir si [ces dispositifs peuvent] aider à la prise en charge du risque cardiovasculaire », note-t-il. En particulier chez « les personnes qui ne prennent pas le temps de voir régulièrement leur médecin ou encore chez celles qui ont un accès limité aux soins, notamment dans les déserts médicaux », note-t-il.

Comment participer

Un appel à volontaires est lancé jusqu’au 20 janvier 2018 pour recruter 5 000 personnes qui souhaitent évaluer leur risque cardiovasculaire. Un programme leur est ensuite proposé pour les aider à mieux gérer leurs facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et les problèmes de cholestérol.

Pour vous inscrire, connectez-vous à l’adresse suivante : www.medecine-connectee.fr. 

A noter : « Contrairement aux idées reçues, les maladies cardiovasculaires ne concernent pas que les seniors. Ainsi, 1 actif sur 2 présente au moins un facteur de risque majeur parmi l’hypertension artérielle, les problèmes de cholestérol et le diabète.

* du service d’endocrinologie diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat – Claude- Bernard, AP-HP

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