Accueil » Santé Publique » Santé publique : le lobby du sel perd une bataille
C’est un « ouf » de soulagement. Pierre Meneton, un chercheur de l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM) attaqué en diffamation par le comité des salines de France a été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Paris. Il était poursuivi pour les avoir accusés de minimiser les risques de l’excès de sel sur la santé.
Pour l’Association française des Diabétiques (AFD) qui se réjouit de cette décision, il s’agit d’un « jugement essentiel : il reconnait le rôle de désinformation des lobbys dans ce secteur. » Mais pour Pierre Meneton, le combat est loin d’être gagné. « Ce problème n’est pas résolu. Nous attendons toujours que les pouvoirs publics appliquent les recommandations françaises et internationales qui vont toutes dans le même sens : réduire la teneur en sel des aliments préparés. »
En effet, le sel a beau être blanc, gris, raffiné, fin ou en fleur, de table ou de cuisine, lorsqu’il est consommé en excès il n’est pas bon pour la santé. Il peut être à l’origine d’une hypertension artérielle, d’accidents cardiovasculaires, de complications rénales… Des effets néfastes amplifiés pour les personnes diabétiques. On estime ainsi à 25 000 le nombre de Français qui décèdent chaque année des suites d’une consommation excessive de sodium.

Source : AFD, 14 mars 2008
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