Tout savoir sur l’orgasme prostatique

[27 septembre 2016 - 16h24]

Bien souvent, l’orgasme masculin est associé à l’éjaculation. Plus taboue, la stimulation prostatique constitue elle aussi une source intense de plaisir. Des mécanismes au degré d’intensité, quels points communs et quelles différences existent entre orgasme prostatique et celui lié à l’éjaculation ?

Chez la femme, on distingue sans aucune gêne les orgasmes clitoridiens et vaginaux. A l’inverse, le plaisir de l’homme est souvent cantonné à l’éjaculation. Or il existe d’autres sources de plaisir au masculin comme l’orgasme prostatique. Le plus souvent décrit comme l’aboutissement d’une pénétration anale prolongée, il se pratique individuellement ou à deux. Dans ce cas, l’acte de la pénétration se traduit par une stimulation tactile du point P. Maintenu pendant plusieurs minutes, ce geste relève ensuite du massage. Mais la pénétration anale n’est pas la seule source du plaisir prostatique. Tous les tissus génitaux et circuits hormonaux étant connectés les uns aux autres, une forte excitation peut aussi faire gonfler la prostate.

Deux orgasmes distincts ?

Lorsque l’homme atteint le summum via la stimulation prostatique, l’orgasme est souvent associé à un degré de plaisir bien plus élevé comparé aux sensations éprouvées lors de l’éjaculation. Mais il n’existe pas de règles en la matière. Tout dépend du niveau d’excitation, de l’aisance de l’homme avec son corps. Dans tous les cas, l’orgasme prostatique se traduit, comme l’éjaculation, par des ondes de décharge liées aux intenses tensions neuromusculaires. Les contractions du plancher pelvien exercent de fortes vibrations au niveau des organes génitaux. Emise de l’intérieur, la sensation prostatique ne se traduit pas par un signe extérieur comme c’est le cas pour l’éjaculation.  Il arrive parfois que l’orgasme prostatique aboutisse à une éjaculation. Mais ce mécanisme n’est pas automatique. De de la même façon qu’une femme éprouvant un orgasme ne va pas obligatoirement éjaculer.

Dans le cerveau…

Sur le chemin de l’orgasme prostatique, le mécanisme cérébral suit le même schéma que l’éjaculation. Logé au centre du cerveau, le putamen – associé aux fonctions motrices – est la zone responsable du déclenchement des mouvements du corps pour aller jusqu’à l’orgasme. L’hypophyse reste le siège de libération de la prolactine, hormone entraînant la satiété sexuelle, et de l’ocytocine, hormone à l’origine du lien de confiance entre deux personnes. Au moment de cet intense plaisir, l’extinction de l’amygdale diminue l’anxiété et la vigilance pour favoriser la détente. L’hypothalamus libère les enképhalines, des neurotransmetteurs connus pour réguler l’influx nerveux et susciter l’attachement à l’autre.

A noter : Glande reproductrice située sous la vessie en avant du rectum, la prostate se compose de fibres musculaires lisses, de vaisseaux sanguins et de terminaisons nerveuses. Cette glande est aussi l’endroit de la sécrétion prostatique, entrant dans 10% à 30% de la composition totale du sperme. Enfin la prostate contient les canaux éjaculateurs.

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