Tout savoir sur le préservatif féminin

16 septembre 2016

Dans sa forme féminine, le préservatif est encore très peu utilisé en France. Avec 99,2% d’efficacité contraceptive, ce dispositif atteint pourtant un niveau élevé de protection.  Et présente même quelques avantages comparé à son homologue masculin. Le point à l’occasion de la Journée mondiale du préservatif féminin organisée ce vendredi 16 septembre.

Le préservatif constitue un rempart contre la survenue de grossesses non désirées et d’infections sexuellement transmissibles (IST). Pourtant, 43% des jeunes ne l’utilisent pas. Du manque d’éducation sexuelle à l’ancrage dans l’insouciance en passant par la quête du plaisir au naturel, les facteurs sont multiples. Mais un point ressort : les adolescents et jeunes adultes sont souvent mal informés des différents dispositifs existants.

Ainsi le préservatif est couramment assimilé au port masculin. Mais sa déclinaison féminine a elle aussi toute sa place au registre de la prévention. Le préservatif féminin protège le col, le vagin, les organes génitaux externes et le pénis des IST. Délivré sans prescription médicale, il peut être associé à la prise d’un contraceptif hormonal et au port d’un dispositif intra-utérin. Contrairement au préservatif masculin, le modèle féminin peut :

  • S’appliquer 8 heures avant un éventuel rapport sexuel. Et s’avère tout aussi efficace s’il est mis dans les minutes précédant le passage aux choses sérieuses. Idéal pour ne pas interrompre les préliminaires et proposer une alternative aux hommes sujets aux troubles de l’érection au moment d’ouvrir le petit carré de plastique ;
  • Être utilisé avec tous les types de lubrifiant, à base d’eau, de silicone, ou d’huile ;
  • Maintenir un bon niveau de sensation. Aussi résistant que doux, il conserve une part des sensations et la chaleur interne. Autre avantage, en fonction de l’anatomie de chacune, l’anneau peut entrer en contact avec le clitoris et donc stimuler cette zone érogène.

Malgré son efficacité, le préservatif féminin est seulement employé par 0,5% des Français usagers de moyens contraceptifs. Ce dispositif est pourtant commercialisé depuis 1998 sous le marquage CE. Et les innovations se suivent. La fabrication du premier modèle FC1 a été suivie en 2007 du Female condom FC2. A base de nitrile, ce dernier ne contient pas de latex et convient donc aux femmes allergiques à ce matériau.

Quels inconvénients ?

Côté prix, le préservatif féminin est plus cher que le dispositif masculin. La boîte de 3 préservatifs coûte entre 6 à 9 euros. Un différentiel lié à des parts de marchés encore minimes. Du fait de sa rareté encore une fois, on ne le trouve pas dans toutes les pharmacies, ni dans tous les supermarchés.

Côté pratique, la longueur et la lubrification du préservatif féminin peuvent surprendre lors des premières utilisations. Quelques petites astuces s’imposent : lors de la pénétration l’anneau doit être maintenu en place pour s’assurer que le pénis glisse bien au sein de la protection. Vigilance toute donc en cas de changement de position. Quand il est posé avant le rapport sexuel, le vagin n’est pas encore dilaté, l’extrémité du préservatif  reste donc à l’extérieur. Mais cette partie peut être rentrée à l’intérieur au moment du rapport, avant la pénétration. A savoir aussi : le préservatif féminin ne peut être utilisé qu’une seule fois.

Franchir le pas

Cliquez ici pour mieux visualiser la technique d’insertion du préservatif féminin. Vous souhaitez acheter des préservatifs féminins ? Rendez-vous dans certaines pharmacies, dans les centres de planification, les CDAG, les associations de lutte contre le VIH/SIDA. Et cliquez ici pour en savoir plus sur les lieux d’approvisionnement. 

  • Source : www.lepreservatif-feminin.fr, site consulté le 13 septembre 2016

  • Ecrit par : Laura Bourgault - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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