Si vous projetez de vous rendre en République démocratique du Congo (RDC), résistez aux occasions de baignade « sauvage ». Car des chercheurs de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (Belgique) soulignent une nette recrudescence des cas de schistosomiase chez des touristes revenant de cette destination.

Entre le 1er janvier 2006 et le 31 août 2007, cent-deux personnes ont ainsi été traitées pour schistosomiase à l’Institut. Egalement appelée bilharziose, cette maladie parasitaire touche plus de 200 millions de personnes dans le monde.

C’est en se baignant dans des eaux douces que l’on contracte le ver qui en est responsable. Un ver qui touche plus particulièrement les enfants de moins de 14 ans, peut-être parce qu’ils sont plus attirés par la baignade… Et si elle est largement méconnue sous nos latitudes, la maladie est très fréquente en Afrique et en Asie, où 74 pays sont concernés.

Les premiers signes de l’infection sont des éruptions ou des démangeaisons cutanées. Puis viennent la fièvre, des frissons, une toux et des douleurs musculaires. Les infections non traitées peuvent par la suite, entraîner l’apparition de sang dans les urines et les selles.

Trois réservoirs majeurs de la maladie ont été identifiés en RDC par les chercheurs belges : le lac Tanganyika à l’Ouest, le lac Kivu également à l’Ouest et le lac Katebe dans la région la plus méridionale du pays. Pour éviter tout risque, une règle : évitez de vous baigner ou de marcher pieds nus en eaux douces. En RDC… et ailleurs en Afrique ou en Asie, particulièrement !

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