











Accueil » Santé Publique » Droits / Devoirs du patient » Se faire soigner à l’étranger « comme à la maison » !
Comme l’explique John Dalli, commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, « la directive apporte des éclaircissements quant aux droits des citoyens à bénéficier de soins de santé sûrs et de qualité dans n’importe quel Etat-membre de l’UE. Et à en obtenir remboursement ».
Quelles sont les nouveautés de ce texte ? A l’heure actuelle, un patient peut déjà bénéficier de soins dans un autre pays de l’UE et se faire rembourser dans son pays. Ces soins peuvent même être prévus à l’avance, à condition toutefois de l’obtention « d’une autorisation préalable (…) de l’autorité de santé nationale » (du pays d’origine).
Avec cette nouvelle directive, « la possibilité est donnée aux patients de choisir leur prestataire de soins, public ou privé ». Ils pourront en outre bénéficier de « soins non-hospitaliers » sans autorisation ni formalités préalables ». Celles-ci seront toutefois exigées « pour des soins impliquant un séjour à l’hôpital d’une nuit au moins » ou en cas de traitements hautement spécialisés et coûteux ».
La question du remboursement… Il sera également possible de « réclamer le remboursement au retour dans le pays de résidence ». Les malades devront donc avancer les frais. Les parlementaires ont toutefois mis en place des garde-fous, pour lutter contre le nomadisme médical intra-européen. « Les patients seront remboursés dans la même proportion que si des soins de même nature leur avaient été fournis dans leur propre pays ». Autrement dit, ils n’auront a priori pas intérêt à faire jouer la concurrence entre deux pays.
Quid du suivi médical ? « Si un suivi médical est nécessaire, il incombe à l’Etat-membre d’affiliation, dans les mêmes conditions que si les soins avaient été prodigués dans cet Etat », nous a également précisé la député Françoise Grossetête (Parti populaire européen – PPE), rapporteur du Parlement sur cette directive. Ce constat étant également valable en cas d’erreur médicale ou de toute complication post-opératoire.
A noter enfin que les Etats-membres disposent de 30 mois « pour intégrer ces dispositions à leur législation nationale ». Dans chaque pays, « un point de contact » – un guichet unique en quelque sorte – devra être mis en place. Son rôle sera « de fournir toutes les informations utiles sur les droits des patients ». Affaire à suivre.
Aller plus loin : Déclaration du commissaire européen à la santé et à la politique des consommateurs, M. John Dalli, sur la directive de l’UE relative aux droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers.
Source : Commission européenne, Directive relative aux droits des patients en matière de soins de santé transfrontaliers, Mémo /11/32 –Françoise Grossetête, 25 janvier 2011
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