Accueil » Santé Publique » Sécurité routière : le « constat en demi-teinte » de l’INSERM

Emmanuel Lagarde et son équipe de Bordeaux se sont penchés sur l’impact des mesures de répression et des campagnes d’informations initiées en 2002 dans notre pays. Ils ont pour cela, étudié le comportement au volant de plus de 11 000 Français, suivis entre 2001 et 2004.
« Seules les mesures de prévention des vitesses excessives ont été durablement efficaces et expliquent la baisse de l’insécurité routière », constatent les chercheurs. Lesquels font référence à une diminution de 40% de la mortalité en 5 ans.
En revanche, si l’utilisation du téléphone portable au volant a baissé, de moitié entre 2001 et 2004, « une petite frange d’utilisateurs assidus (2%) est encore impliquée dans un grand nombre d’accidents corporels ». Quant à la conduite en état d’ivresse, elle n’aurait que très sensiblement diminué.
Ce travail met enfin en lumière une « méconnaissance des effets de la fatigue sur la conduite. Elle touche plus d’un conducteur sur trois et elle est encore responsable d’environ 12% des accidents corporels ». Pour l’INSERM, « il apparaît aujourd’hui nécessaire de développer des campagnes de sensibilisation sur ce sujet, même en dehors des périodes de grands départs en vacances ».

Source : INSERM, 27 novembre 2008
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