L’Agence Française du Sang, avertie le 16 mars que certains automates de dépistage de marqueurs viraux dans les échantillons de sang pouvaient donner des résultats défectueux, a recensé tous les laboratoires susceptibles d’être confrontés à ce problème. Selon un communiqué du Secrétariat d’Etat à la Santé les nouvelles sont plutôt rassurantes. Il s’avère en effet que les problèmes rencontrés ne peuvent se produire « que sous la conjonction de quatre facteurs cumulatifs tenant à des conditions techniques très particulières d’utilisation de l’automate ».

Cette situation « très improbable » selon les services du Ministère ne peut toutefois être écartée. Or, « elle aurait pu entraîner une inversion des résultats des tests entre deux échantillons sanguins contigus ». Les établissements qui auraient pu être affectés par ce problème se sont vus demander de procéder à des contrôles rétrospectifs et « tous les échantillons de sérums concernés, conservés dans les sérothèques, seront à nouveau testés ». A ce stade tous les résultats obtenus ont été négatifs. Néanmoins, Bernard Kouchner « a saisi le Comité de sécurité transfusionnelle (…) et lui a demandé de formuler toute proposition sur la prévention des risques qui pourraient être liés à ce type de dysfonctionnement ».

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