Seniors : obésité et maigreur synonymes de perte d’autonomie

[28 octobre 2013 - 14h06] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h58]

La maigreur accroit le risque de perte d’autonomie chez les hommes âgés. @Phovoir

Une meilleure surveillance nutritionnelle des personnes âgées, notamment à domicile, permettrait de limiter le risque de chutes et favoriserait une meilleure qualité de vie. Ces recommandations, parues dans la dernière livraison du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), s’appuient sur une vaste étude menée en 2008.

Les résultats de l’enquête nationale Handicap-Santé, volet « ménages », réalisée en 2008 par l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS), s’appuyaient sur 4 296 personnes âgées de 75 ans et plus vivant à leur domicile. Premier constat : près de 15% étaient maigres (IMC<21), dont une majorité de femmes, et cette maigreur augmentait avec l’âge. La prévalence de l’obésité (IMC≥30) s’élevait à 14,6% mais elle diminuait avec l’âge.

Un enjeu de santé publique important

Pourquoi ces chiffres sont-ils si préoccupants ? La maigreur, et dans une moindre mesure l’obésité, sont des signes évocateurs de sarcopénie, un syndrome fréquent se traduisant par une diminution de la masse et de la force musculaire. Cette sarcopénie a un retentissement direct sur le risque de chute et donc l’autonomie des sujets âgés. D’ailleurs, cette même étude montre bien que chez les hommes, le risque de perte d’autonomie était augmenté en cas de maigreur ou d’obésité comparé à la corpulence normale. Chez les femmes, ce risque augmentait uniquement en cas de surpoids ou d’obésité.

L’InVS recommande donc d’être plus attentif aux risques de dénutrition et de malnutrition. Et rappelle que le maintien d’apports nutritionnels satisfaisants, notamment en protéines et en énergie, allié à une activité physique régulière, contribuent au vieillissement en bonne santé.

Ecrit par : Aurélia Dubuc – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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