Sexualité et cancer : parlons-en

[16 novembre 2018 - 14h15]

Le cancer entraîne souvent des difficultés dans la vie intime et sexuelle. Sébastien Landry, sexothérapeute spécialisé en cancérologie, livre ses conseils pour accompagner les patients dans ces moments de vie. Et incite notamment les soignants à parler de sexualité aux jeunes patients pour améliorer la prise en charge.

Il ne se passe pas une journée sans que l’on entende parler de cancer, dans la presse, dans notre entourage… Une parole qui se libère, mais pas sur tous les plans. En effet, « la sexualité des personnes malades reste un sujet tabou », atteste Sébastien Landry sexothérapeute spécialisé en cancérologie, et auteur de l’ouvrage Cancer et sexualité, si on en parlait !, publié en partenariat avec La Ligue contre le Cancer.

Les jeunes et les moins jeunes

Très bien documenté et facile à live, cet ouvrage se divise en 4 chapitres :

La sexualité des adolescents atteints d’un cancer : vous en saurez plus sur la place du sexe dans la construction identitaire, mais aussi sur le fait que le cancer n’empêche pas la sexualité. Ainsi, sur 1 500 adolescents* malades, « 43% des garçons et 38% des filles étaient sexuellement actifs ». L’auteur incite les professionnels à aborder ce sujet avec les jeunes, pour consolider la confiance en eux ;

Les effets secondaires des traitements sur la sexualité des jeunes. Tant chez les filles que chez les garçons, une perturbation physique et émotionnelle survient, en lien direct avec la prise en charge thérapeutique. La chimiothérapie affecte tout particulièrement la libido. Chez la jeune femme, elle dérègle les cycles menstruels, favorise la sécheresse vaginale. Chez le jeune homme, la fonction érectile s’en trouve impactée, tout comme la montée de l’orgasme et l’éjaculation;

Les consultations en onco-sexologie. Les principaux motifs relèvent de douleurs pendant la pénétration (dyspareunies), d’anorgasmie ou de rapports aux fantasmes ;

L’intimité sexuelle chez l’adulte, avec des réponses sur la baisse du désir pendant la phase de rémission, sur la sexualité après une opération pour un cancer de la prostate ou lorsque le patient porte une stomie.

*âgé de 12 à 18 ans

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