Roller, skateboard mais aussi street-ball et encore parkour : ces dernières années, plusieurs disciplines sportives sont apparues au sein même de l’espace public. Le plus souvent sous l’influence des adolescents dont les comportements à l’égard de l’activité physique ont grandement évolué. 

D’une manière générale, la sédentarité gagne du terrain chez les ados. Comme l’a montré l’étude INCA 2 sur les consommations alimentaires, ils seraient deux fois moins actifs que leurs prédécesseurs des années 70. La moitié des 15-17 ans bougerait même moins d’une heure par jour, soit le minimum recommandé pour en tirer des bénéfices pour la santé…

De quelle façon pratiquent-ils ? « Même si de nombreuses fédérations observent une perte d’effectifs vers 14-17 ans, les adolescents ne désertent pas les clubs en masse », constate Benjamin Coignet, sociologue du sport et consultant. En revanche, ils ont besoin de zapper. « Ils multiplient les activités et expérimentent plusieurs disciplines », qu’elles nécessitent ou non une licence.

Du sport sur l’espace public 

Ces derniers temps, les pratiques en accès-libre, de façon auto-organisée le plus souvent sur l’espace public, ont bondi, notamment sous l’influence des ados. A l’image du parkour, du skate-board, du roller et autres trottinettes sur les skateparks qui fleurissent un peu partout. Mais aussi du hip hop, du cross fit, du streetball ou du quick soccer.

« Le mécanisme est simple », poursuit le sociologue : « les adolescents expérimentent en petits groupes et occupent un espace. Bien souvent, leur pratique est associée à une manière d’être, voire un genre musical ou  un vocabulaire spécifique et répond à des codes vestimentaires qui entretiennent un sentiment d’appartenance à la communauté. Le tout, avec une dimension de communication digitale importante ». Par l’intermédiaire bien sûr des réseaux sociaux pour communiquer et assurer la promotion de leur activité. Aux villes désormais, de s’adapter. Une autre histoire.

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