Sport et sommeil : l’amitié réciproque

[16 mars 2012 - 12h17] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h50]

Le sport, c’est de la motivation, un équipement adéquat et… de bonnes nuits ! Le sommeil en effet, est un allié essentiel pour garder la forme. Et d’après les spécialistes, le fait de pratiquer une activité physique améliorerait la qualité de nos nuits. Explications.

La nuit, notre horloge biologique tourne à plein régime. Située au niveau de l’hypothalamus, elle prépare notre organisme à affronter la journée suivante. Comme le souligne le Pr Damien Léger, président de l’Institut du Sommeil et de la Vigilance, « le sommeil et tout particulièrement le sommeil profond, crée les conditions nécessaires à notre performance quotidienne et notre équilibre énergétique ».

Au même titre que l’alimentation, le sommeil ferait donc partie de ce que les sportifs appellent l’« entraînement invisible ». Logiquement, la privation – aiguë ou chronique – de sommeil perturbe la performance physique. C’est ainsi que « le fait de dormir moins de 6 heures par tranches de 24 heures, est associé à une altération de la santé et une difficulté de récupération », poursuit Damien Léger.

En revanche, la pratique d’une activité physique à raison d’une heure, 3 à 4 fois par semaine, favorise l’endormissement et la qualité du sommeil. Les spécialistes mettent notamment en évidence les effets antidépresseurs et anti-anxiété du sport.

Du sport le soir ? Oui mais…

Dans la pratique, privilégiez les créneaux horaires situés avant 17 heures. Bien sûr, si vous ne pouvez pratiquer qu’en soirée, ne vous privez pas. Evitez toutefois de prendre une douche trop chaude après votre séance. Elle risque d’élever encore davantage votre température corporelle, ce qui n’est vraiment pas propice à un bon endormissement.

Pour la même raison, veillez aussi à la température de votre chambre. Idéalement, elle ne doit pas dépasser 18°C. D’autres règles d’hygiène élémentaires favoriseront l’arrivée du marchand de sable : le fait de dîner léger, sans graisses ni alcool. Et d’éviter les excitants comme le thé, le café après 17 heures.

Aller plus loin :
Expertise collective de l’INSERM : Activité physique, contexte et effets sur la santé.

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