Picotements, besoin permanent de bouger… Parce qu’il survient le plus souvent en pleine nuit, le syndrome des jambes sans repos peut vite gâcher la vie. Le point sur les différents traitements pour atténuer les symptômes.  

Les femmes sont plus souvent touchées par ces impatiences. Connu sous le nom de « maladie de Willis-Ekbom », ce trouble n’a rien de rare puisqu’il touche environ 8,5% de la population. Si les mécanismes exacts de la maladie restent méconnus, deux éléments semblent jouer un rôle important : une insuffisance en fer et un manque de dopamine (substance permettant la transmission de l’information entre les cellules du système nerveux) dans certaines régions du cerveau et de la moelle épinière.

Cette affection peut avoir 2 conséquences sur la qualité de vie : une dégradation du sommeil, avec à la clé une somnolence diurne et des troubles de l’humeur. Et une perturbation de la vie socioprofessionnelle (certaines personnes touchées évitant les sorties, les longs trajets…).

Comment atténuer les symptômes ?

S’il est impossible de prévenir le syndrome des jambes sans repos quelques gestes simples sont parfois suffisants pour soulager les impatiences :

  • dès les premiers signes, bougez, levez-vous et marchez quelques minutes ;
  • massez les membres concernés ;
  • selon vos préférences, appliquez sur vos jambes des compresses froides ou chaudes, ou bien relaxez-vous en prenant un bain chaud ;
  • faites des exercices de stretching avant de vous coucher ;
  • évitez tout ce qui peut accentuer les symptômes (thé, café, alcool, tabac, dépense physique intense en fin de journée…) ;
  • conservez une alimentation équilibrée ;
  • pratiquez régulièrement une activité physique.

Enfin, dans les formes sévères, si votre médecin le juge utile, il pourra vous prescrire un médicament de la famille des agonistes dopaminergiques. Ces produits pallient le manque de dopamine.

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