Les tests d’ovulation sont-ils fiables ?

[23 octobre 2017 - 12h17]

Plusieurs marques proposent des tests destinés à connaître la période du cycle la plus propice à la fécondation et ainsi optimiser ses chances de tomber enceinte. Que faut-il en penser ?

L’efficacité des tests d’ovulation vendus en pharmacie ou sur internet repose sur leur capacité à doser le taux d’hormone lutéinisante (LH) présente dans les urines. La production de cette hormone connaissant un pic 24 à 36 heures avant l’ovulation, ces tests permettent de déterminer avec précision la fenêtre de temps durant laquelle les rapports sexuels auront le plus de chances d’être fécondants.

Bien utilisés, c’est-à-dire sur les premières urines du matin, chaque jour à la même en suivant le calendrier indiqué sur la notice, leur fiabilité est proche de 99%. Mais attention : il s’agit là de leur fiabilité à déterminer la date de l’ovulation, cela ne signifie pas que vous avez 99% de chance de tomber enceinte.

Pas de précipitation

S’il n’y a pas de raison de remettre en cause la fiabilité de ces dispositifs, on peut toutefois s’interroger sur leur intérêt. Comme il est souligné dans ‘Le grand livre de la fertilité’ (Eyrolles), « en l’absence de toute anomalie, un couple fécond a 25% de chances par cycle d’obtenir une grossesse. Il faut donc commencer par prendre le temps, sans médicaliser le projet d’enfant : évitez les courbes de température, les tests d’ovulation… Programmer les rapports sexuels uniquement pendant la période dite d’ovulation risquerait de mettre en péril le couple et la spontanéité de ses rapports. »

Pour rappel, en cas de désir d’enfant, si un couple actif n’arrive pas à avoir d’enfant, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français conseille de consulter au bout d’une année de rapports sexuels réguliers sans contraception. Voire plus tôt quand la femme a plus de 35 ans ou en cas de problèmes suspectés chez l’un ou l’autre (règles irrégulières, antécédents d’infection génitale…).

A noter : il existe également des tests d’ovulation salivaire mais leur fiabilité est moindre, elle avoisine les 92%.

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