Thermalisme et perte de poids : ça marche

[14 janvier 2011 - 15h38] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h42]

Surpoids et obésité sont devenus de véritables problèmes de société. Et les régimes amaigrissants posent en fait, davantage de problèmes qu’ils n’en résolvent. Le thermalisme peut-il constituer une alternative permettant de perdre du poids (plus) durablement et en courant moins de risque qu’avec des régimes plus ou moins sauvages ? C’est ce que semble promettre une étude originale, menée dans les stations thermales de Brides-les-Bains, Capvern, Vals, Vichy et Vittel

Si les cures et le thermalisme existent depuis des siècles, leur évaluation scientifique relève d’une pratique plus récente. L’Association française pour la Recherche thermale (AFRETh) n’a ainsi été créée qu’en 2004. Pourtant, en 6 ans elle n’a pas chômé. Elle s’est ainsi déjà penchée sur les apports du thermalisme dans la prise en charge de l’arthrose du genou, des troubles anxieux, de l’après-cancer. Les résultats de Maâthermes, une nouvelle étude portant sur l’efficacité d’une cure thermale dans le traitement du surpoids, viennent d’être dévoilés. Et ils paraissent encourageants.

« Cette étude a porté sur 206 femmes et 51 hommes, âgés en moyenne de 51 ans et dont l’IMC était compris entre 27kg/m2 et 35kg/m2 » indique le Dr Patrick Hanh, nutritionniste et co-investigateur. « Nous avons comparé les résultats d’une cure thermale de 3 semaines à ceux d’une prise en charge en médecine de ville. Dans le groupe témoin, les personnes en surpoids recevaient de leur médecin généraliste des conseils diététiques et le livret du Programme national Nutrition Santé (PNNS). La cure thermale pour sa part, associait massages, enveloppements, exercices en piscine… »

L’efficacité des deux types de prise en charge a été mesurée après 14 mois. « Les curistes ont perdu en moyenne 4 kg, contre seulement 1,5 kg dans l’autre groupe, ce qui constitue une différence significative » indique le Dr Hanh.

Stabilisation

« Ce que nous recherchons dans la prise en charge du surpoids, c’est la stabilisation » soutient le Dr Patrick Serog, nutritionniste et co-investigateur de l’étude. « Il n’est pas nécessaire de perdre beaucoup de poids pour avoir un effet positif sur la santé… mais il est important de ne pas reprendre ces kilos ensuite! » C.Q.F.D. Alors, un bon moyen de consolidation la cure thermale ? Peut-être bien. Et aussi une bonne occasion d’acquérir les bases d’une meilleure hygiène de vie. Rappelons toutefois que ces cures doivent être prescrites par votre médecin, si vous souhaitez qu’elles soient prises en charge -partiellement – par l’Assurance-maladie.

Aller plus loin : livret du Programme national Nutrition Santé (PNNS), La santé vient en mangeant.

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