Un «truc de vieux », le thermalisme ? Une spécificité française qui ne doit de se maintenir qu’à sa reconnaissance par l’Assurance Maladie ? Ces deux vieilles lunes, défendues par ceux qui dénigrent une pratique qu’ils comprennent mal, ont assurément bien vécu. D’abord parce que le «recrutement » des stations thermales rajeunit d’année en année, peut-être grâce à une politique générale de modernisation. Et aussi parce que les résultats et le rapport coût-bénéfice des cures thermales sont mieux évalués aujourd’hui qu’il y a encore quelques années.

Certes, les stations et les médecins thermaux ne se sont pas encore tous résolus à recourir aux fameuses études en double aveugle qui, seules, permettent d’évaluer objectivement l’efficacité des boues et des bains. Pourtant, , il n’est pas du tout impossible d’appliquer ces techniques scientifiques au thermalisme ; c’est seulement complexe… et coûteux, mais de plus en plus les stations thermales, pour continuer à se développer, adoptent des démarches qualité qui reconnaissent cette approche !

Même les caisses d’Assurance Maladie ne sont pas demeurées inertes. Elles se sont livrées à de véritables enquêtes médico-économiques. Celles-ci, comparant la consommation médicale mais aussi la fréquence comme la durée des arrêts de travail dans les années précédant et suivant chaque cure, montrent une nette amélioration de l’état fonctionnel et clinique des patients.

Partager cet article