TMS, stress, dépression : le travail, c’est la santé !

[07 octobre 2011 - 16h42] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h48]

Il n’en reste pas moins que le travail peut aussi être à la source de nombreux problèmes de santé, aussi bien physiques que psychologiques. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les pathologies psychiques telles que le stress et la dépression, sont en constante augmentation. C’est le principal constat du dernier rapport publié par le Réseau national de Vigilance et de Prévention (Rnv3p), coordonné par l’ANSES. Seule bonne nouvelle : les asthmes d’origine professionnelle sont en recul, grâce aux mesures de prévention qui ont été mises en place.

Les TMS sont les pathologies qui sont le plus souvent rapportées en relation avec le travail. Ces troubles ostéo-articulaires, dus à l’exécution de tâches répétitives, représentent 64% des maladies professionnelles chez les hommes, et 60% chez les femmes. Les symptômes psychologiques provoqués par le travail, auxquels on se réfère aussi comme à des « risques psycho-sociaux », viennent en seconde position. Et s’ils ne représentent « que » 29% de l’ensemble des pathologies chez les femmes et 15% chez les hommes, ils sont tout comme les TMS, en constante augmentation. Trois secteurs économiques paraissent davantage concernés par ces problèmes. Il s’agit de l’immobilier-location (agents immobiliers comme directeurs d’agence), des services aux entreprises (artisans et ouvriers comme agents de réception) et de l’administration publique.

D’autres pathologies en revanche, connaissent un recul significatif. Il s’agit essentiellement des allergies respiratoires, comme les asthmes associés à l’utilisation de résines et de colles, au travail du caoutchouc et des métaux. La proportion des cas en lien avec une exposition professionnelle en 2001, a été de 17,2 %. Elle a ensuite diminué légèrement au fil des années, pour arriver à 8,3% en 2009. Les secteurs traditionnellement touchés par ces pathologies, comme les industries du caoutchouc et des plastiques, bénéficient des actions de prévention menées depuis plusieurs années.

En revanche, les dermatites de contact poursuivent leur augmentation, en particulier dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Les professionnels y sont notamment exposés aux résines époxy et aux parfums. Entre 2002 et 2009, la hausse annuelle des dermatites allergiques de contact (DAC) a été de 4 %.

Globalement, 118 852 problèmes de santé au travail ont été recensés par le Rnv3p entre 2001 et 2009. Parmi eux, 40% sont « considérés par les experts en lien possible, probable ou certain avec le travail », indique l’ANSES.

Pour aller plus loin, consultez l’intégralité du <a href="https://destinationsante.com/IMG/pdf/RNV3P-Ra-Septembre2011(1).pdf » target= »_blank »>rapport du Réseau national de vigilance et de prévention (Rnv3p).

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