Toxoplasmose : mieux informer les futures mamans

[04 mai 2010 - 11h15] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h38]

Saisie par la Direction générale de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) se prononce en faveur d’un renforcement de la prévention de la toxoplasmose et de la rubéole chez les futures mères.

Les femmes enceintes et toutes celles qui envisagent une grossesse, doivent en effet avoir accès à des informations pertinentes sur la toxoplasmose, une maladie aux conséquences potentiellement lourdes pour l’enfant à naître. Des mesures de prévention essentielles doivent être mises en place :
– lavage des mains avec brossage des ongles, avant et après toute manipulation des aliments, après avoir jardiné ou touché des objets souillés par de la terre ;
– lavage des crudités pour en éliminer toute trace de terre ;
– lavage soigneux des surfaces et des ustensiles utilisés après chaque manipulation d’aliments ;
– cuisson suffisante de la viande : la viande rouge doit être beige-rosée à cœur (température atteinte supérieure à 68°C) ;
– la cuisson au four à micro-ondes n’est pas d’une efficacité garantie sur le parasite
– quand un chat est présent au domicile, faire laver son bac à litière avec de l’eau bouillante tous les jours, si possible par une autre personne que la femme enceinte ou en en mettant des gants ;
– le nettoyage à l’eau de Javel n’apporte pas de garantie supplémentaire et les griffures du chat ne sont pas à risque.

Dans la mesure du possible, la HAS recommande « la détermination du statut immunitaire vis-à-vis de la toxoplasmose avant la grossesse, étant donné les difficultés d’interprétation des sérologies ». Elle demande aussi, la mise en place de « consultations préconceptionnelles ». Une proposition louable, mais sans doute peu aisée à mettre en œuvre.

En dépit de ces mesures de prévention, les femmes qui auraient contracté la toxoplasmose doivent systématiquement être orientées vers un centre expert dans ce domaine.

Quant à la rubéole, la HAS rappelle combien la prévention est essentielle. Et cela d’autant plus « qu’il persiste des cas prénataux de contamination (qui auraient été) évitables par la vaccination ». Rappelons qu’avec 87% de couverture vaccinale, la France est encore loin des 95% recommandés par l’OMS.

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