Traumatisme crânien : la protéine qui dit tout

[23 mai 2017 - 10h22] [mis à jour le 23 mai 2017 à 16h54]

La prise en charge des commotions cérébrales s’organise peu à peu en France, notamment dans des sports comme le rugby. Sur le plan scientifique, un marqueur potentiel appelé S100-B trace également son chemin. Il permettrait de faciliter le diagnostic chez des sportifs, mais pas seulement.

Une commotion cérébrale correspond à un trouble soudain du fonctionnement du cerveau. Elle survient à la suite d’un traumatisme crânien ou tout impact sur le corps, « transmettant à l’encéphale des contraintes d’inertie importantes », comme l’explique le service médical de la Ligue nationale de rugby (LNR).

Après un choc, le diagnostic de commotion peut être est simple : en cas de perte de connaissance ou de convulsions par exemple. Mais le plus souvent, il est loin d’être certain. Instauré en 2013, un protocole d’évaluation de la commotion cérébrale, réalisé sur le bord du terrain, a permis d’améliorer la sécurité des joueurs. Il s’agit d’une évaluation neurologique, qui repose sur 21 questions. L’enjeu étant d’éviter à un joueur potentiellement victime d’une commotion cérébrale de revenir sur le terrain et d’aggraver son cas.

Les accidents aussi

Pour améliorer le diagnostic, de nombreuses études sont réalisées ces dernières années, sur une protéine du cerveau, appelée S100-B. Elle siège exclusivement au niveau du cerveau sauf… en cas de commotion cérébrale où elle migre dans le liquide céphalo-rachidien et dans le sang. D’où l’idée de la doser pour vérifier l’état traumatique du cerveau. L’objectif serait alors de surveiller ce marqueur et d’autoriser un joueur à reprendre la compétition à partir d’un retour à un dosage ‘normal’. Lequel fait encore l’objet d’études pour le déterminer avec précision.

La protéine S100-B pourrait donc apporter une aide au diagnostic des atteintes cérébrales aiguës, qu’elles surviennent dans le sport mais pas seulement bien sûr. Pourquoi ne pas l’enviager à terme, chez des patients victimes d’accidents domestiques ou de la voie publique ?

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