Troubles du sommeil ? Et si c’était une allergie ?

17 mars 2020

Le 17 mars, date de la Journée française de l’allergie, est l’occasion de mettre en avant un phénomène sous-estimé : l’impact de l’allergie sur le sommeil. En effet, plus de deux tiers des patients ont des nuits perturbées.

« Dès lors qu’un individu dort mal et en l’absence de motifs évidents, une cause allergique doit être recherchée », explique Marc Sapène, médecin-pneumologue et président de l’association Asthme & Allergies. Les allergies respiratoires sont en effet aux premières places parmi les perturbateurs du sommeil. Physiologiquement le mécanisme est souvent le même : l’allergène provoque l’inflammation des muqueuses qui se contractent et s’épaississent, le passage de l’air devient plus difficile et la fragmentation du débit respiratoire se traduit par une fragmentation du sommeil.

Ainsi, 73,5% des adultes souffrant d’allergie ont un sommeil perturbé. Et les enfants ne sont pas épargnés, puisqu’ils sont 65,8% à mal dormir.

Soyez attentif

Alors comment savoir si votre petit est allergique ? S’il dort la bouche ouverte, c’est déjà un indice. Cela peut être le signe d’une allergie respiratoire. La meilleure solution : la prise en charge. Evoquez avec votre médecin traitant certains signes comme la toux, le nez bouché, les yeux rouges ou des sensations d’étouffement durant la nuit. Il jugera ainsi de bien fondé de vous envoyer voir un allergologue. Dès lors, plusieurs types de traitements pourront être envisagés (symptomatiques, désensibilisation).

  • Source : asthme-allergies.org

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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