Troubles mentaux et violences sexuelles : des chiffres ahurissants

[09 septembre 2014 - 15h01] [mis à jour le 09 septembre 2014 à 15h04]

Une équipe britannique met en évidence la vulnérabilité des femmes souffrant d’une maladie mentale telle qu’une schizophrénie. Elles seraient cinq fois plus exposées aux risques de violences sexuelles que le reste de la population.

Avec son équipe, le Dr Hind Khalifeh, psychiatre au University College London (UCL) et son équipe se sont intéressés à 303 patients – hommes et femmes – suivis pendant au moins un an sur le plan psychiatrique. Plus de six sur dix souffraient de schizophrénie. Ils ont été interrogés dans le cadre du British Crime Survey, une enquête de criminalité britannique et leurs réponses ont été comparées à celles de 22 600 personnes issues de la population générale.

Les résultats font froid dans le dos : 40% des femmes et 12% des hommes qui souffrent d’un trouble mental rapportent avoir été victime au moins une fois d’un viol ou d’une tentative ! Pour les premières nommées, la proportion serait cinq fois plus élevée que dans la population générale ! Et plus de la moitié des interrogées  (53%) déclarent avoir déjà tenté de mettre fin à leurs jours.

Les auteurs mettent notamment l’accent sur ce qu’ils appellent les violences domestiques (conjugales ou autres) qui touchent dans cette étude, 69% des femmes et 49% des hommes. « Ces chiffres sont sidérants », déclare Hind Khalifeh. « Notre travail met en évidence une relation forte entre la maladie mentale et les violences de tous types, sexuelles notamment. Nous devons prendre en compte ces données dans notre travail quotidien afin que chaque patient bénéficie des soins adaptés à sa situation ».

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