Chaque année dans le monde, 9 millions de cas de tuberculose sont diagnostiqués. Et au total la maladie est à l’origine de trois millions de décès ! Avec de tels chiffres, comment espérer parvenir à éradiquer la huitième cause de mortalité́ sur la planète ?

Selon une communication du Pr Christian Perrone, infectiologue à l’AP-HP, présentée à l’Académie nationale de médecine, l’éradication de la tuberculose reste un objectif difficilement atteignable. Et pour cause. Il explique en effet que « depuis une vingtaine d’année, l’émergence de la résistance puis de la multirésistance des bacilles de la tuberculose aux antituberculeux classiques met à mal à moyen terme l’objectif de l’éradication mondiale. On rapporte dans le monde environ 500 000 cas de tuberculose multirésistante ». En majorité dans les pays en voie de développement. Par ailleurs, la communauté médicale rapporte l’apparition de ce phénomène en France, même s’il reste encore assez rare. Cependant, il augmente régulièrement par l’importation de cas.

Encore utile le BCG ? 

Selon le Pr Perrone, « la lutte contre la tuberculose – dans toutes ses formes –  passe tout d’abord par le dépistage rapide, l’isolement et le traitement bien conduit des cas contagieux ». Elle doit également se concentrer sur « l’observance thérapeutique ». Il estime également nécessaire de mener des politiques de prévention reposant sur la généralisation de la vaccination par le BCG dans les pays de forte endémie. Une immunisation également utile « dans les pays développés pour les enfants à risque ».

Il rappelle cependant que le BCG n’apporte qu’une protection partielle contre la forme pulmonaire, donc contagieuse, de la maladie. « L’éradication de la tuberculose nécessite d’améliorer le diagnostic de l’infection latente pour augmenter la prescription d’un traitement anti-tuberculeux préventif lorsque cela est indiqué ».

Partager cet article