Accueil » Santé Publique » Un nouveau dopant à Pékin ?
Au départ, ce dopant est un médicament expérimental prévu pour traiter le syndrome métabolique. Une expression qui regroupe une nébuleuse de troubles plus ou moins associés, parmi lesquels l’obésité, le diabète de type 2 et la tension artérielle.
Testé depuis 2004, le GW1516 augmente artificiellement l’activité d’un gène (le PPARd) qui contrôle la croissance cellulaire dans les muscles, tout en inhibant le stockage des graisses. Administrée à des souris, cette substance « a transformé ces dernières en marathoniennes, en l’espace de 4 semaines » constate le Dr Ronald Evans du Salk Institute à San Diego, en Californie. Les « super souris » ont augmenté leur endurance de 70%, comparées à des congénères sous placebo. Et leur performance à la course donc, a été améliorée de 68%.
On comprend aisément l’intérêt que ce produit pourrait susciter parmi des athlètes ou des entraîneurs peu scrupuleux. Il est testé en laboratoire depuis plusieurs années, et Ronald Evans n’exclut pas qu’il ait pu tomber entre des mains inappropriées. Et souligne-t-il, « aucun test de contrôle ne sera disponible pour les Jeux de Pékin »…

Source : Cell, 31 juillet 2008
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