Un nouvel espoir contre l’ostéoporose

[10 février 2015 - 17h09] [mis à jour le 10 février 2015 à 17h31]

Les traitements actuels permettant de lutter contre la perte osseuse liée à l’ostéoporose suppriment les ostéoclastes, des cellules destructrices de l’os. Problème, la présence de ces ostéoclastes stimule d’autres cellules qui elles favorisent, la formation osseuse. Un vrai dilemme que, semble-t-il, viennent de résoudre des chercheurs du CNRS, de l’INSERM et des universités de Montpellier et de Jean Monnet-Saint-Etienne.

L’os est un tissu qualifié de « dynamique ».  Il se construit et se détruit en permanence. « Ce dynamisme est assuré grâce à une bonne coordination entre les cellules qui détruisent le ‘vieil os’, les ostéoclastes, et celles qui le reconstruisent, les ostéoblastes » expliquent les chercheurs du CNRS. « Dans le cas de certaines maladies, la destruction de l’os par les ostéoclastes prend le dessus. »

Tout l’enjeu de ces scientifiques était donc de tenter de contrôler l’activité des ostéoclastes pour éviter une trop grande destruction de l’os conduisant à l’ostéoporose. Problème, leur présence stimule également l’activité des ostéoblastes.

Pour détruire l’os, les ostéoclastes utilisent des structures cellulaires particulières, les podosomes. Ces derniers forment en quelque sorte une « ventouse » au sein de laquelle l’os est dégradé. Eh bien, en utilisant plusieurs modèles de souris présentant des situations de perte osseuse pathologique (ostéoporose ou polyarthrite rhumatoïde), les scientifiques ont révélé que l’administration d’un composé synthétique (nommé C21), empêche l’activité des ostéoclastes. L’effet « ventouse » est bloqué, les ostéoclastes restent présents et la formation osseuse est assurée.

Une nouvelle voie thérapeutique est ainsi validée… chez la souris. Reste désormais à développer de nouveaux composés chez l’homme.

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