Un plan aisance aquatique pour faire ami-ami avec l’eau…

[07 mai 2019 - 10h02] [mis à jour le 07 mai 2019 à 10h03]

A la mi-avril dernier, la ministre des Sports – par ailleurs ancienne nageuse de haut-niveau – Roxana Maracineanu, a lancé le plan « Aisance aquatique ». L’enjeu : familiariser les plus jeunes à l’environnement aquatique et favoriser l’apprentissage de la natation, pour au final, mieux prévenir les noyades accidentelles, en France.

Ce plan intervient après une année 2018 marquée par une forte augmentation du nombre de noyades, dans l’Hexagone, en tout cas durant la saison estivale. Au total, 1 758 ont été recensés entre le 1er juin et 9 août dernier, soit une augmentation de 105% par rapport à la même période de 2015 ! Cette tendance à la hausse a également été constatée chez les moins de 6 ans (255 contre 137).

A travers ce plan, les ministères des Sports et de l’Education nationale se sont associés vont expérimenter « l’apprentissage massé » de la natation. « En une semaine, et à raison de deux séances par jour, les enfants de maternelle sont susceptibles d’acquérir les bases durables de l’aisance aquatique dès 4 ans », précise le ministère des Sports.

Moins de piscines en QPV…

Par ailleurs, le budget du dispositif « J’apprends à nager » a été doublé en cette année 2019, pour atteindre 3 millions d’euros. Il s’agit de financer des cycles de 10 séances de natation pour les enfants, sur la base d’appels à projets portés par des collectivités ou des associations. Il concerne les petits âgés de 4 (au lieu de 6 ans auparavant) à 12 ans.

Enfin, 15 millions d’euros seront dédiés au développement des piscines en France. Notamment les bassins d’apprentissage, au sein des territoires carencés. C’est le cas notamment des quartiers politiques de la ville (QPV) où le taux d’équipement par habitant y est inférieur de 40% par rapport à la moyenne nationale.

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