Vacances lointaines : conseils aux malades chroniques

24 juin 2002

Vous souffrez d’une maladie chronique telle que le diabète, l’asthme, l’hypertension artérielle, une maladie cardiaque ou un excès de cholestérol ? Quelques précautions s’imposent si vous devez décoller pour une destination exotique. Le Dr Michel Clérel est le médecin chef des Aéroports de Paris. « Les malades chroniques doivent consulter leur médecin avant de voyager, même si leur pathologie est bien stabilisée. Les malades ne s’aperçoivent pas que la longueur du vol, l’altitude… peuvent modifier cette stabilité ».

En cas de diabète insulino-dépendant, ajustez votre traitement en fonction des fuseaux horaires. Au-delà de trois heures de décalage, le médecin vous aidera à aménager les horaires d’injection sans pour autant modifier le protocole thérapeutique.

Emportez quelques doses de sucres d’action rapide ! Si un incident venait à déplacer l’heure d’un repas, elles vous permettront de prévenir un accident hypoglycémique. Enfin, n’oubliez pas des documents qui peuvent être aussi importants que votre passeport : votre carte de diabétique, une ordonnance de secours et un certificat médical rédigé en anglais. Il attestera votre maladie et la nécessité de transporter des seringues !

Les autres malades chroniques auront également leurs contraintes. Asthmatiques, diabétiques non insulino-dépendants, cardiaques, épileptiques ou hypertendus, assurez-vous avant le départ que vous emmenez suffisamment de médicaments.

Prévoyez de bonnes conditions de stockage – boîte étanche et éventuellement isotherme – et vérifiez les dates de péremption. N’oubliez pas enfin de prévoir une marge de sécurité, surtout si vous voyagez sur un vol charter. Une réserve d’une semaine de traitement semble raisonnable pour pallier d’éventuels retards dus aux transports. Qu’ils soient dus à des pannes techniques, à la météo ou… des mouvements sociaux.

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