Les résultats de l’Observatoire sociétal du médicament 2016 viennent de tomber. L’enquête dresse un bilan nuancé de la perception des Français face aux produits de santé. Si le niveau de confiance reste très élevé dans les médicaments, il se dégrade pour les vaccins qui font l’objet d’un scepticisme de plus en plus préoccupant.  Notamment chez les jeunes.

Cette édition 2016 de l’Observatoire sociétal du médicament (conduite par l’Institut Ipsos pour le compte des Entreprises du médicament – Leem) est publiée dans un contexte de défiance de plus en plus marqué vis-à-vis de la vaccination.

En effet, la baisse n’est pas vertigineuse. Mais elle est symptomatique. Avec une perte de deux points comparé à 2015, les vaccins enregistrent le taux de confiance le plus bas (69 %) depuis le lancement de l’Observatoire sociétal du médicament en 2012.

Seul un Français sur deux considère aujourd’hui que la vaccination présente plus de bénéfices que de risques. Les perceptions varient d’une génération à l’autre : 63% des 55-59 ans s’accordent pour dire que les vaccins sont plus bénéfiques que risqués. Ils ne sont en revanche que 43 % chez les 25 – 34 ans. Par ailleurs, 40% des Français sondés déclarent ignorer si leurs vaccins sont à jour.

Médicaments : une confiance élevée mais…

Du côté des médicaments, 84% des Français leur font confiance. Une bonne nouvelle toute relative puisque ce taux ce dégrade sur la quasi-totalité des produits (génériques, médicaments de marque…) par rapport à 2015. En fait, seule l’homéopathie progresse dans l’esprit des Français.

« Le médicament reste à un niveau de confiance très élevé malgré une dégradation globale des indicateurs de confiance », lance Philippe Lamoureux, directeur général du Leem. « La France, patrie de Pasteur, est aujourd’hui championne du monde du scepticisme à l’égard de la vaccination. La situation est préoccupante. La vaccination est aujourd’hui capable de prévenir 28 maladies infectieuses. Ce n’est que collectivement que les acteurs de santé – industriels, professionnels de santé, patients et pouvoirs publics – parviendront à restaurer la confiance des Français dans la vaccination. »

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