Ce 25 juin sur les ondes de France Inter, Agnès Buzyn la ministre en charge de la santé a annoncé de nouvelles mesures concernant l’indemnisation des victimes du valproate. Un antiépileptique responsable de malformation congénitale mais aussi de troubles neuro-développementaux chez l’enfant s’il est pris pendant la grossesse.

Ce lundi 25 juin, la ministre en charge de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé de prochaines discussions autour des indemnisations des victimes du valproate, avec le laboratoire Sanofi-Aventis, fabricant de la molécule. Une mesure prise dans le cadre de l’affaire Depakine. Pour rappel, cet antiépileptique provoque de graves effets sur la santé du foetus. Des effets tératogènes mais aussi des troubles neuro-développementaux et mentaux ont en effet été confirmés.

« Sanofi, c’est le travail de l’Etat »

« Les discussions auront lieu. (…) Plutôt que les familles se retournent vers l’industriel, l’Etat met en place un fonds pour accélérer les choses, et que ça ne traîne pas. Et ensuite c’est à l’Etat de se retourner vers les personnes en faute, évidemment », s’est exprimé la ministre. « Ce qui compte pour moi, et c’est l’urgence, c’est que ces familles (…) puissent se tourner vers l’Oniam*, et puissent être indemnisées. (…) Et Sanofi c’est le travail de l’Etat. »

Comme le rappelle l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), cette molécule est désormais « interdite pendant la grossesse et ne doit plus être prescrite aux filles, adolescentes et femmes en âge de procréer (sauf circonstances exceptionnelles dans l’épilepsie) ».

A noter : ces 50 dernières années, le valproate a entraîné des malformations chez 2 150 à 4 100 enfants**, des troubles neuro-développementaux auprès de 16 600 à 30 400 enfants.

*Office national d’indemnisation des accidents médicaux
**Données de l’ANSM et de l’Assurance maladie du 20 avril 2017

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