











Accueil » Santé Publique » Vers l’interdiction d’une substance toxique pour la fertilité ?
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Dans une publication du 5 octobre, l’Agence nationale de Sécurité sanitaire (Anses) annonce la possible nouvelle classification du sodium 3-(allyloxy)-2-hydroxyproanesulphonate. Cette substance « utilisée dans des adhésifs, peintures et revêtements, des résines et des produits de traitement des eaux », comme le rappelle l’Anses, peut occasionner « des dommages oculaires graves et des troubles de la fertilité ». Pour autant, elle n’est soumise à ce jour à aucune réglementation pour cette toxicité avérée.
« Afin de mieux informer et protéger la santé des consommateurs et des travailleurs, l’Anses a soumis une proposition de classification dans le cadre du règlement européen CLP (classification, étiquetage et emballage des produits) », étaye donc l’Agence.
Si cette classification – qui fait l’objet d’une consultation publique à partir du 4 octobre 2021 pour une période de deux mois – entrait en vigueur, les risques pour la santé humaine devront apparaître sur l’étiquette. Deux mentions seraient donc obligatoires :
En conséquence, les « conditions d’usage » seraient modifiées à l’échelle européenne. Dans le détail, « des mesures de restriction quant à la quantité de substance présente dans les produits à usage des consommateurs et des mesures de protection des travailleurs devront être mises en œuvre lors de la manipulation de cette substance, impliquant notamment en amont une démarche de substitution. » explique Dominique Brunet, adjointe à la cheffe de l’unité des substances chimiques à l’Anses.
Source : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), le 5 octobre 2021
Ecrit par : Laura Bourgault – Édité par : Emmanuel Ducreuzet
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