Vers un accès à deux vitesses aux spécialistes ?

20 juin 2005

Dès le 1er juillet, les spécialistes seront autorisés à pratiquer un dépassement d’honoraires avec les patients qui les consulteront directement. Ne seront-ils pas tentés de les recevoir plus volontiers que ceux adressés par leur médecin traitant ?

Selon le ministère de la Santé, “les rendez-vous (chez le spécialiste, n.d.l.r.) devront être obtenus dans les mêmes délais, quels que soient les patients, c’est inscrit dans la loi. (D’ailleurs) la Convention médicale prévoit qu’un conciliateur auprès de chaque caisse d’Assurance-maladie recevra les éventuelles réclamations formulées par les patients à ce sujet.

Pour Michel Combier, président de l’Union nationale des Omnipraticiens français, c’est un faux problème. “Jamais un spécialiste ne m’a demandé si mon patient était à la CMU par exemple. Certes il y aura toujours des déviants, c’est pour cela que l’on met en place un médiateur. Mais ce qui intéresse le spécialiste c’est le patient, c’est son confrère qui n’arrive pas à résoudre un problème… Ne faisons pas de procès sur des a priori“. Par ailleurs, les dépassements d’honoraires ne devront pas dépasser en volume 30% des honoraires totaux perçus par les spécialistes. C’est une sécurité supplémentaire, mais les zones d’ombre paraissent encore très nombreuses.

  • Source : Archives of Internal Medicine, 2005, Vol. 165 - pp. 1147-1152

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