











Voilà peut-être une solution davenir pour atteindre les populations qui, aujourdhui encore, échappent au dépistage de linfection à VIH.
Soit parce quelles ne peuvent accéder aisément aux centres de dépistage anonyme et gratuit absence de moyens de transports, charges familiales
– soit
quelles redoutent la prise de sang. Une équipe de luniversité Johns Hopkins, à Baltimore, vient de présenter les résultats dune étude qui démontre lintérêt du dépistage urinaire lorsquil sagit den faire bénéficier des populations habituellement hors datteinte.
A la dernière conférence sur le VIH et les infections opportunistes qui se tenait à Chicago, Carol Hilton a passé en revue les résultats de cette approche. Elle a permis de dépister ainsi plus de 800 patients qui avaient jusqualors échappé au diagnostic. Le « contact » a été établi à travers différentes structures caritatives églises de quartier, cantines populaires, restaurants pour sans abris ou expositions consacrées à la santé de la ville de Baltimore, un des hauts-lieux de linfection à VIH aux Etats-Unis.
Daprès les auteurs, ce succès tiendrait à la crainte quune grande partie de la population éprouve encore face au dépistage du VIH. « Notre expérience nous a montré que le caractère anonyme et gratuit du dépistage est encore largement ignoré », a souligné Hilton. Une situation qui existe ailleurs quaux Etats-Unis, nen doutons pas !
Source : 8ème Conférence sur le VIH et les infections opportunistes, Chicago, 9 février 2001
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