VIH/Sida : pour les associations de patients, « la mortalité ne baisse pas assez vite »

[22 novembre 2018 - 16h07] [mis à jour le 22 novembre 2018 à 17h04]

Dans le monde, les décès liés au VIH/Sida n’ont baissé que de 60 000 de 2016 à 2017. Or pour respecter  les objectifs fixés par l’ONU, il faudrait les réduire de 150 000 chaque année. Les associations de patients Coalition PLUS et AIDES alertent sur l’échec de la communauté internationale à faire « baisser la mortalité du Sida ».

Alors que l’ONUSIDA lance ce jeudi à Abidjan sa campagne mondiale « Vivre sa vie positivement », les assos de patients montent au créneau. Selon elles, la mortalité inhérente au Sida ne baisse pas assez rapidement. Par rapport en 2016, « la mortalité en 2020 n’aura baissé que de 25%, bien loin de la baisse drastique de 50% promise par les Etats Membres de l’ONU. »

Ne pas oublier les maladies opportunistes

D’après Coalition PLUS et AIDES, l’une des raisons est la mauvaise prise en charge des maladies opportunistes (meningite cryptococcose, tuberculose…) que subissent les patients. Pour la meningite cryptococcose, « les tests diagnostics et les traitements les plus élémentaires ne sont pas disponibles dans les zones du monde où cette maladie est la plus présente ».

Ces associations déplorent que les stratégies actuelles concentrent leurs efforts sur la mise sous traitement antirétroviral des personnes récemment infectées. Elles appellent donc les autorités à ne pas céder au choix de Sophie. En clair, ne pas privilégier certains malades au détriment d’autres.

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