VIH/SIDA : bientôt un anneau vaginal préventif ?

[04 août 2017 - 15h27] [mis à jour le 04 août 2017 à 15h53]

Pour réduire le risque de contamination par le virus du SIDA, les traitements préventifs se développent. Un nouveau dispositif pourrait ainsi permettre aux jeunes filles de se protéger lors des rapports sexuels. Un anneau vaginal imprégné d’antirétroviral vient de prouver son niveau de sécurité et de tolérance auprès des moins de 18 ans. Son efficacité a quant à elle déjà été validée chez les adultes. Des résultats publiés à l’occasion de la conférence IAS 2017 qui se tenait à Paris du 23 au 26 juillet.

Un anneau souple et imprégné de dapivirine, un antirétroviral microbiocide, inséré au fond du vagin. Voilà ce qu’ont mis au point les chercheurs de l’International Partnership for Microbicides (IPM). Ces derniers mènent depuis plusieurs années des essais cliniques pour valider l’efficacité et la sécurité de leur découverte. Ils ont ainsi pu s’assurer que leur dispositif est bien toléré par les jeunes filles de moins de 18 ans. Et que bien entendu, il est tout à fait sûr de l’utiliser.

Une bonne adhésion au traitement

Pour établir ces données, les chercheurs ont réparti 96 filles de 15 à 17 ans en deux groupes. Parmi elles, 73 se sont vu distribuer des anneaux vaginaux imprégné de dapivirine. Les autres d’un dispositif placebo. Elles devaient insérer elles-mêmes un anneau chaque mois, pendant 6 mois.

Résultat, « aucune différence n’a été observée entre les deux groupes en matière de sécurité ». En d’autres termes aucun effet indésirable n’a été noté. D’autre part, les jeunes filles ont adhéré de façon significative au principe du traitement. Ainsi, « 42% ont indiqué n’avoir jamais enlevé leur anneau au cours d’un même mois », annoncent les auteurs.
L’efficacité chez les moins de 18 ans à démontrer

Deux études avaient précédemment validé l’efficacité auprès des femmes de plus de 18 ans. ASPIRE et The Ring Study avaient ainsi démontré une réduction du risque de contamination par le VIH de 30% en moyenne. L’objectif des chercheurs est donc maintenant d’étendre ces résultats aux plus jeunes. Car « les adolescentes et les jeunes femmes (15-24 ans) représentent 20% des nouvelles infections parmi les adultes en 2015 ». Alors même qu’elles ne sont que 11% de cette population.

Partager cet article