Médecins sans Frontières (MSF) s’inquiète de la situation sur le front du VIH/SIDA dans la région d’Afrique occidentale et centrale. Ses responsables appellent l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre le virus à investir davantage pour augmenter le nombre de patients sous traitement antirétroviral.

MSF vient de publier son rapport « Le Prix de l’oubli – Des millions de personnes en Afrique occidentale et centrale restent en marge de la lutte mondiale contre le VIH ». Ses auteurs dénoncent la situation préoccupante dans cette région de l’Afrique. Cette dernière concentre à elle seule 21% des nouvelles infections au VIH et un quart des décès liés au SIDA dans le monde.

« Ces chiffres alarmants sont le résultat d’un taux de couverture antirétrovirale très faible, à peine 24% de la population vivant avec le VIH/SIDA », indique MSF. « Les besoins sont largement sous-estimés et les efforts restent insuffisants pour répondre à la crise sanitaire que représente le VIH dans cette région ». L’accès aux traitements y est particulièrement difficile. « La stigmatisation, les ruptures de stock, les coûts élevés (…) sont autant d’obstacles que les patients doivent franchir ». Sans oublier les conflits et les autres crises sanitaires.

« Aujourd’hui nous avons l’opportunité de combler le manque de traitements en Afrique occidentale et centrale et nous ne devons pas la laisser passer », a déclaré le Dr Mit Philips, conseillère politique de santé à MSF. « Mais il serait insensé de croire que les pays peuvent, à eux seuls, rompre avec le statu quo meurtrier. Si la communauté internationale tient vraiment à vaincre le SIDA, elle doit élargir la portée du programme « fast track » et d’urgence approvisionner en antirétroviraux les victimes du VIH/SODA les plus négligées ».

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