Voilà plus de 30 ans que les chercheurs travaillent à la mise au point d’un vaccin. En vain. Dans un récent travail mené par une équipe américaine, une protection significative contre le virus a été observée chez le singe. Si cette dernière se confirmait chez l’être humain, l’espoir serait permis. Même si la protection ne serait pas totale.

Dans un premier temps, Dan Barouch de la Harvard Medical School et principal investigateur a testé, avec son équipe, un candidat vaccin sur des singes. Ces derniers ont été exposés à plusieurs reprises au VIH. En moyenne, une efficacité de 66% a été démontrée.

Par la suite, un essai préclinique a intégré 393 participants dans plusieurs pays d’Asie et d’Afrique. Le vaccin, bien toléré, a produit une réponse immunologique élevée dans l’ensemble de la cohorte. « Ces résultats sont similaires à ceux du singe mais nous n’avons pour le moment aucune preuve que ce vaccin protège de manière équivalente l’être humain », souligne Dan Barouch. Une phase clinique plus large est prévue dans les mois à venir pour déterminer l’efficacité de l’immunisation. Quoi qu’il en soit, « ces premières données vont dans le sens d’un optimisme renouvelé », conclut l’auteur.

Pour le Dr Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID), « une protection de 50 à 60% serait déjà intéressante pour un vaccin ». Toutefois, cet outil de prévention tant attendu ne pourrait se suffire à lui -même. Il devrait sans doute être associé à d’autres méthodes comme le préservatif, la PrEP…

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