Vrais jumeaux : un lien magique à vie ?

[23 novembre 2017 - 13h51]

Scepticisme des esprits scientifiques oblige, le nombre d’études s’intéressant à la gémellité télépathique est inversement proportionnelle au nombre d’histoires circulant depuis des siècles sur le sujet. Les jumeaux qui tombent amoureux en même temps ou souffrent l’un pour l’autre à des centaines de kilomètres de distance, mythe ou réalité ?

« Un jeune homme skie dans les Alpes, tombe et se casse une jambe. Exactement en même temps, son frère jumeau, sur une autre piste, tombe et se casse une jambe, la même jambe exactement en même temps. ». « Un chauffeur de taxi se réveilla en sursaut à 23h avec la sensation qu’on lui avait administré un grand coup sur le crâne. Le jour suivant, il appela son frère pour lui demander ce qu’il était en train de faire à 23h la veille. Sa réponse : il tombait dans l’escalier, se heurtant durement la tête ».

De tels récits de mimétisme entre jumeaux, le livre du parapsychologue Guy Lyon Playfair en compte des dizaines. Il faut dire que « les jumeaux et le mystère du lien télépathique » est un ouvrage de référence en la matière. Le Britannique y recense toutes les expériences menées et les témoignages rapportés sur le sujet depuis le 18e siècle, date à laquelle a commencé à être évoquée l’existence d’un lien particulier unissant les jumeaux.

Pas d’avis tranché

Conclusion de ses recherches ? Même s’il est convaincu d’une possible télépathie entre jumeaux, contrairement aux scientifiques qui n’y voient que des coïncidences et des explications génétiques sous-jacentes, Guy Lyon Playfair y apporte quelques bémols. Selon lui, « seuls 30 et 40% d’entre eux le sont. On pourrait parmi ceux-ci distinguer les télépathes occasionnels, dont la faculté n’apparaît que dans des circonstances particulières liées aux notions de danger, de douleur ou de forte émotion, des télépathes réguliers », explique-t-il. Sans oublier une infime minorité composée de télépathes quasi permanents, composée de jumeaux homozygotes issus d’une grossesse monochariale. Le mystère est donc loin d’être résolu.

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