Vers la jeunesse éternelle ?

[02 novembre 2011 - 16h17] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h48]

Des chercheurs français auraient-ils découvert une fontaine de jouvence ? Une équipe INSERM est en effet parvenue à rajeunir des cellules de donneurs âgés de plus de 100 ans. Cette découverte vient démontrer l’aspect réversible du processus de vieillissement cellulaire.

L’équipe AVENIR INSERM « Plasticité génomique et vieillissement » de Montpellier est parvenue à reprogrammer in vitro de vieilles cellules et ainsi à leur redonner leur jeunesse et les caractéristiques des cellules souches embryonnaires.

Depuis 2007, quelques équipes de recherche dans le monde sont capables de reprogrammer des cellules adultes humaines en cellules souches pluripotentes (iPSC pour « Induced pluripotent stem cells »). Ces dernières présentent des caractéristiques et un potentiel similaires aux cellules souches embryonnaires humaines. Cependant, les résultats de recherche montraient que la sénescence, point ultime du vieillissement cellulaire, restait une limite à l’utilisation de cette technique pour des applications thérapeutiques chez des patients âgés.

L’équipe de Jean Marc Lemaitre, chargé de recherche à l’INSERM, vient de franchir ce cap. Les chercheurs sont parvenus à rajeunir des cellules de donneurs âgés, de plus de 100 ans, et ont ainsi démontré la réversibilité du processus du vieillissement cellulaire.

Pour ce faire, ils ont reprogrammé grâce à un « cocktail » de 6 facteurs génétiques, des cellules, tout en effaçant les marques de vieillissement. Les scientifiques ont découvert qu’elles possédaient des caractéristiques physiologiques de cellules jeunes, tant du point de vue de leur capacité proliférative que de leur métabolisme cellulaire.

« Notre stratégie a fonctionné sur les cellules de centenaires. L’âge des cellules n’est définitivement pas une barrière à la reprogrammation » explique Jean Marc Lemaitre. « Ces travaux ouvrent la voie à l’utilisation thérapeutique des iPSC à terme, pour réparer des organes ou des tissus chez des patients âgés ».

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