Un quart des établissements de santé dans le monde ne disposent pas d’un service d’eau de base et un sur cinq ne possède pas de service d’assainissement (comme des toilettes). C’est le terrible constat dressé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Unicef. Une situation qui, bien entendu, fait courir de graves risques aux patients.

Dans un rapport exhaustif sur l’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les établissements de santé, l’OMS et l’Unicef révèlent que nombre d’entre eux ne bénéficient pas des installations de base, que ce soit simplement pour se laver les mains ou encore pour éliminer de façon sécurisée les déchets médicaux.

Cette situation touche entre 1,5 et 2 milliards de personnes dans les pays pauvres. Ces services sont pourtant essentiels pour prévenir les infections, réduire la propagation de la résistance aux antimicrobiens et tout simplement fournir des soins de qualité, en particulier pour un accouchement sans danger. Ainsi, « plus d’un million de décès (mortalité maternelle et/ou néonatale) sont associés chaque année à des naissances malpropres », notent les auteurs.

« Imaginez accoucher ou emmener votre enfant malade dans un centre de santé dépourvu d’eau salubre, de toilettes et d’installations pour se laver les mains », déplore le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. « C’est la réalité de millions de personnes chaque jour. »

L’Assemblée mondiale de la santé 2019, qui se tiendra en mai prochain sera donc l’occasion pour les gouvernements de débattre de solutions concrètes, notamment l’amélioration des infrastructures.

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