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Dimanche 8 mars se tient la journée internationale du droit des femmes. A cette occasion, l’Institut national du cancer dévoile les résultats d’une enquête sur l’impact du dépistage organisé du cancer du sein depuis sa mise en place en 2004. L’étude prend également en compte le dépistage individuel de ce cancer. Lequel est le plus fréquent en France devant ceux de la prostate, du poumon et du côlon-rectum.
En 2023, 61 214 cas ont été diagnostiqués. Le cancer du sein représente la 3e cause de décès par cancer, 12 757 en 2022. Selon les principaux résultats de l’étude, entre 2004 et 2018, 23 000 décès ont été évités parmi les femmes ayant réalisé le dépistage. Les modélisations montrent que 84 000 décès pourraient être évités entre 2004 et 2034, et 95 000 à l’horizon 2054. « Les résultats de l’étude menée par l’Institut national du cancer montrent, parmi les femmes ayant réalisé le dépistage, une réduction de 26 % du nombre de cancers détectés à un stade métastatique et de 4,7 % des cancers invasifs », ajoute l’INCa dans un communiqué.
Ils montrent aussi que plus le dépistage est débuté tôt, plus la réduction du risque est importante. Réalisé dans l’intervalle recommandé, entre 50 et 74 ans, le dépistage permet de réduire de 40 % le risque de mourir de la maladie, un chiffre qui chute à 20 % si le dépistage est réalisé à partir de 70 ans.
Au total, le taux de participation au dépistage organisé du cancer du sein s’élevait à 46,3 % en 2023-2024 et 14 % des femme ont réalisé un dépistage individuel en 2022. L’augmentation du taux de participation au dépistage demeure l’un des leviers majeurs pour réduire la mortalité liée à ce cancer : pour chaque palier de 10 % supplémentaire de participation, la mortalité baisserait de 2 %, selon l’étude.
Le dépistage comporte toutefois des risques modérés par rapport aux bénéfices apportés. Ainsi, chaque année, le dépistage est associé à un taux de surdiagnostics de 8,2 % des cancers survenant annuellement. Concernant les cancers radio-induits par l’exposition aux rayons X lors des mammographies, le chiffre est estimé à 22 pour 100 000 femmes dépistées, 4 décès supplémentaires pour 100 000 femmes.
Le dépistage organisé du cancer du sein concerne les femmes de 50 à 74 ans asymptomatiques et sans facteurs de risque autre que l’âge. A réaliser tous les deux ans, il repose sur une mammographie et un examen clinique des seins afin de dépister un éventuel cancer à un stade précoce. Les traitements sont alors moins lourds, avec moins de séquelles et des chances survie bien plus élevées.

Source : Inca

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet
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