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Que ce soit à l’école, au sport ou au sein de la fratrie, la cohabitation entre enfants engendre de nombreux aspects positifs en termes d’apprentissage du vivre ensemble : partage des jouets, du temps de parole, de l’attention parentale… « Tout ceci induit que l’enfant demeure dans un ajustement permanent sans être forcément mature pour cela », explique Elena Goutard, coach parental. Résultat, « au sein de la fratrie, cela peut effectivement donner lieu à des frustrations, des chamailleries ».
Dans certaines circonstances, les tensions peuvent toutefois prendre un tournant inquiétant. Elle poursuit : « dans le psychisme de l’enfant, un frère ou une sœur a une place très importante. Il ou elle constitue un vrai pilier. Cela signifie qu’en cas de mauvaises relations, un manque indéniable se fait sentir ». De ce fait, « il est particulièrement inquiétant qu’il n’y ait pas du tout d’interactions entre les enfants… » Une façon de dire que les « tensions ouvertes valent toujours mieux que les jalousies silencieuses ».
Autre point de vigilance : quand les interactions négatives – volontiers exprimées cette fois-ci…- priment sur toute interaction positive ! Avec une tension en permanence à son comble… « Lorsque par exemple, les chamailleries commencent dès le matin, quand les petits ne cessent de dire qu’ils se détestent… », illustre Elena Goutard. Et de poursuivre : « d’une manière générale, la situation s’arrange avec le temps et la maturité, mais il n’est pas rare que cette animosité perdure à l’adolescence et même à l’âge adulte ».
Les parents occupent bien sûr une place centrale pour tenter d’apaiser ces tensions. La coach formule quatre recommandations principales :
Source : Interview d’Elena Goutard (www.elena-goutard.com/), le 16 septembre 2024
Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet