© Rido/Shutterstock.com
Le sommeil agit sur la mémoire selon plusieurs mécanismes. Tout d’abord, il réinitialise la plasticité des circuits cérébraux, affaiblis durant la journée, et aide ainsi le cerveau à apprendre. Il stabilise la mémoire et transforme des informations récentes en véritables souvenirs. Le sommeil aide aussi le cerveau à se régénérer en éliminant les protéines toxiques accumulées dans la journée. « Parmi elles, la bêta-amyloïde est une des protéines toxiques de la maladie d’Alzheimer qui s’accumule tous les jours et qui tend à être éliminée grâce à une bonne qualité de sommeil », écrit l’Observatoire B2V des mémoires.
En plus d’un sommeil de qualité, l’activité physique permettrait aussi d’aider à l’élimination de la bêta-amyloïde. L’activité physique contribuerait à prévenir les maladies neurodégénératives, mais pourrait aussi ralentir l’évolution des symptômes. Selon l’Observatoire B2V des mémoires, « le sport aide à réduire la pression artérielle et favorise la production de neurotransmetteurs bénéfiques pour le cerveau, comme la dopamine et la sérotonine ».
Le régime méditerranéen est un excellent allié pour préserver une bonne mémoire. Selon l’observatoire, les personnes qui ont une alimentation riche en huile d’olive, poisson, fruits et légumes et moindre en viande et en produits laitiers présenteraient un déclin des fonctions mnésiques inférieur aux personnes qui ne suivent pas ce régime alimentaire. L’important étant avant tout d’avoir une alimentation équilibrée et variée.
Dîner avec des amis, faire partie d’une association, aller au cinéma… les interactions sociales sont des supers stimulateurs des fonctions cognitives. Même un simple échange téléphonique contribue à renforcer notre réserve cognitive, la capacité du cerveau à faire face et à compenser les effets de lésions et/ou du vieillissement cognitif.
Le tricot, le jardinage, la cuisine… Selon l’observatoire, « de nombreuses études montrent que ceux qui se consacrent à des loisirs enrichissants, comme le tricot ou le jardinage, ont un déclin cognitif plus lent que ceux qui ne pratiquent pas ces activités ». Ces activités ne sont pas que de bons outils pour évacuer le stress, elles permettent aussi de nourrir la mémoire.
Tabac, alcool, paris en ligne… Les substances addictives déclenchent la libération de dopamine, un neurotransmetteur associé à la sensation de plaisir. Il s’agit d’une récompense immédiate qui marque la mémoire. « À chaque consommation, le cerveau renforce les circuits neuronaux responsables de cette sensation agréable, un phénomène connu sous le nom de plasticité synaptique. Concrètement, cela signifie qu’à chaque prise de substance addictive, notre cerveau modifie ses circuits pour rendre le souvenir de l’expérience plus fort », note l’Observatoire B2V des mémoires. L’habitude devient alors de plus en plus difficile à briser. « Mais la bonne nouvelle, c’est que chaque décision de réduire ou de stopper ces comportements permet au cerveau de retrouver sa flexibilité et de se concentrer sur ce qui compte vraiment : la santé mentale. »

Source : Observatoire B2V des Mémoires

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet