Incendies en Russie : « faible risque » de contamination nucléaire en France

[09 août 2010 - 16h41] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h39]

Les feux de forêt et de tourbières, attisés par la canicule persistante, embrasent toujours l’ouest russe. Moscou notamment subit « une pollution élevée » d’après les chiffres communiqués par les autorités sanitaires russes au ministère des Affaires Etrangères français.

S’il est déconseillé aux voyageurs fragiles de se rendre dans cette zone, l’Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN) rassure concernant les risques de contamination nucléaire de l’air sur le territoire français.

« Il n’existe pas de risque majeur à se rendre en Russie dans les zones non touchées par les incendies de forêts et de tourbières (notamment Saint-Pétersbourg), rassure le ministère des Affaires Etrangères français. En revanche, tout voyage vers les provinces affectées par les incendies et les fumées (Belgorod, Voronej, Ivanovo, Lipetsk, Moscou, Nijni-Novgorod, Riazan, Tambov, ainsi que la république de Mordovie) est déconseillé, en particulier aux personnes fragiles : jeunes enfants, personnes âgées ou atteintes de maladies cardiaques, respiratoires ou endocriniennes ».

Sur place, déjà 52 personnes ont été tuées dans les incendies, d’après le bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Europe. Les habitants des régions concernées sont exposées à un « taux trop élevé de polluants dans l’air comme du dioxide d’azote, du monoxyde de carbone et du dioxyde de soufre« , poursuit l’OMS. Ces substances peuvent provoquer « des irritations au niveau des yeux et du système respiratoire« .

Quant au risque de contamination de l’air par des particules radioactives libérées par la chaleur, « il est très faible pour la France », d’après l’IRSN. En effet, « les quantités de Césium (et à moindre degré de Strontium 90) qui pourraient être remises en suspension par des feux de forêt seraient sans commune mesure avec celles rejetées par le réacteur de Tchernobyl accidenté en 1986 », indique l’Institut. « Les traces de radioactivité qui pourraient alors être mesurées en France seraient trop faibles pour représenter un risque pour la santé et l’environnement ».

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