ONUSIDA : une nouvelle commission pour pousser à l’action publique

[23 juillet 2010 - 10h46] [mis à jour le 19 décembre 2013 à 14h39]

Convaincre les politiques de tous pays de participer à des stratégies de prévention contre la diffusion du VIH/SIDA. La nouvelle commission mise en oeuvre par l’ONUSIDA vise à susciter une véritable « révolution de la prévention ». Devant les participants à la XVIIIe conférence internationale contre le SIDA à Vienne (Autriche), la présidente de son Conseil scientifique a clairement posé les enjeux. « Nous ne voulons pas d’une nouvelle commission qui accouchera d’un rapport encourageant au seul usage du préservatif ! », a en effet affirmé Laurie Garret, lauréate du prix Pulitzer et peu coutumière la langue de bois…

La nouvelle structure a pour objectif de« traduire en actes les découvertes scientifiques qui ont permis d’améliorer les traitements et les outils de prévention », a précisé Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de Médecine en 2008. Pour que la série d’outils de prévention ou de prise en charge thérapeutique développés par la recherche tels que les gels vaginaux, les préservatifs et les traitements antirétroviraux se généralisent, la commission entend « engager les gouvernants dans la révolution ». Pour y parvenir, elle souhaite les convaincre que « la prévention est un investissement intelligent », a rappelé Michel Sibidé, directeur exécutif de l’ONUSIDA.

De nombreuses personnalités se sont engagées dans cette commission, composée de 17 membres. On y retrouve par exemple deux anciens chefs d’états, la Chilienne Michelle Bachelet et le Français, Jacques Chirac. Composé de 8 membres, le conseil scientifique sera présidé par le Pr Françoise Barré-Sinoussi et l’archevêque Desmond Tutu (Prix Nobel de la Paix 1984).

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