Qui dort mal, mange mal… C’est en substance les conclusions de chercheurs américains qui se sont penché sur le sommeil des adolescents. Selon les scientifiques, une simple variation de plus ou moins une heure sur le temps de sommeil jouerait sur le nombre de calories ingérées par jour.

Les chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont suivi 342 ados, et se sont intéressé à leurs habitudes alimentaires et à celles liées à leur sommeil. Les participants portaient un bracelet destiné à mesurer leurs cycles d’activité et de repos sur sept jours. Puis ils ont répondu à un questionnaire concernant leur fréquence alimentaire.

En moyenne, ces teenagers dormaient 7 heures par nuit. Problème, dès que leur séjour dans les bras de Morphée variait simplement d’une heure, c’est leur ligne qui trinquait. Ce comportement était en effet associé à la consommation supplémentaire de 201 calories, 6 grammes de graisses et 32 grammes de glucides par jour. Les risques de grignotage la nuit et/ou le weekend étaient eux aussi décuplés.

Une conclusion qui vient confirmer celle de recherches antérieures selon lesquelles les adolescents qui ne dorment pas assez sont plus à risque d’obésité. D’après l’épidémiologiste Fan He, principal auteur de ce travail, « ce n’est donc pas la durée des nuits de nos ados qui compte. Mais la variation de cette durée d’une nuit à l’autre. » En clair, avoir un rythme de sommeil régulier serait plus important.

Même s’ils peinent à expliquer leurs résultats, les chercheurs avancent deux pistes :

  • Lorsqu’ils dorment mal, les adolescents sont davantage scotchés au canapé le lendemain, et donc plus exposés au grignotage ;
  • Les changements d’habitudes se traduiraient par un déséquilibre hormonal, provoquant là aussi une consommation accrue…

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